Amélie Mauresmo arrête !
Amélie Mauresmo a annoncé ce matin lors d’une conférence de presse, l’arrêt de sa carrière de joueuse de tennis professionnelle après avoir gagné 25 tournois en simple dans sa carrière dont deux titres du Grand Chelem décrochés en 2006 à l'Open d'Australie et à Wimbledon ainsi que le Masters de fin d'année en 2005. Elle est la Française la plus titrée depuis les débuts de l'ère Open en 1968, devant Mary Pierce (18 titres) et Julie Halard (12 titres).
A 30 ans, la française avoue éprouver une certaine lassitude et un manque d’envie pour continuer sa carrière au plus haut niveau. .jpg)
Retour sur un parcours exceptionnel
La native de Saint Germain en Laye a 4 ans quand elle tient compagnie à ses parents qui suivent à la télévision la finale de Roland Garros 1983 entre Yannick Noah et Mats Wilander.
La petite Amélie est fascinée et demande immédiatement une raquette de tennis.
7 ans plus tard, à l’âge de 11 ans, après un parcours d’initiation au TC Méru, Amélie intègre le Tennis/Etudes de Blois. La machine est lancée, à 14 ans, elle entre à l’INSEP de Vincennes. Un an plus tard, Amélie rejoint le centre d’Entraînement National à Roland Garros. La carrière professionnelle d’Amélie débute avec ses premiers tournois internationaux.
Les 10 000 dollars sont le lot quotidien de la française jusqu’à ce que la FFT lui octroie une invitation pour les qualifications de Roland Garros. Seulement classée 750ème à la WTA, Amélie se qualifie pour le grand tableau en écartant 3 joueuses classées dans les 120 meilleures joueuses du monde. Bien qu’éliminée au 1er tour en 3 sets, elle se rend compte de son potentiel. Fin 1995, Amélie devient championne du monde junior en remportant Roland Garros et Wimbledon Junior.
1997, n’est pas une année d’explosion comme on aurait pu s’y attendre. L’éclosion sur le grand circuit est difficile. Cette année là, son agent l’appelle et lui suggère de tenter l’expérience avec un entraîneur privé sud-africain vivant en France : Warwick Bashford.
L’année suivante, Amélie se sent mieux dans son tennis. Résultat, une première finale à Berlin et une place en Fed Cup, offerte par son idole Yannick Noah.
Cette année là, après un peu plus d’un an de collaboration avec Bashford, Amélie décide de changer d’entraîneur, et s’associe avec Christophe Fournerie du « Team Demongeot ». 1998 est aussi l’année de la victoire du TC Méru en interclubs, grâce bien sûr à Amélie. « C’est un moment très spécial ».
La première finale d’un tournoi du Grand Chelem intervient en 1999 à l’occasion de l’Open d’Australie. Après un parcours dantesque, Amélie s’incline face à Martina Hingis.
Le mois suivant, nouvelle finale à l’Open Gaz de France face à Serena Williams, et nouvel échec.
Mais ce n’est que partie remise car quelques semaines plus tard, Bratislava est le premier titre d’Amélie.
Elle termine la saison pour la première fois dans le top 10 et se qualifie pour son premier Masters.
L’année 2000 débute très fort. Amélie s’impose à Sydney en dominant Pierce, Hingis et Davenport en finale en deux petits sets. En février après l’Open Gaz de France Amélie décide de travailler avec Alexia Dechaume-Balleret qui vient tout juste de mettre un terme à sa carrière.
L’année s’annonce sous les meilleurs auspices. Mais une blessure récurrente au dos va sérieusement perturber sa saison. Malgré des finales a Bol et a Rome, elle ne peut défendre ses chances convenablement cette année là. Elle est même contrainte de déclarer forfait a l’US Open.
En 2001, Amélie est très attendue à Roland Garros, mais la pression est trop forte, et la française déçoit le public de la porte d’Auteuil.
Amélie connaît une saison 2002 très solide qui la voit remporter deux titres, à Dubaï aux côtés d’Alexia Dechaume et Montréal aux côtés de Loic Courteau qui a pris la relève en mai.
Elle atteint six demi-finales dont Wimbledon et l’US Open. A Wimbledon elle cède devant Serena Williams, tandis qu’à New York, elle bat Clijsters et Capriati avant de chuter devant Venus Williams. Sa fin de saison est malheureusement perturbée par une blessure au genou droit qui la prive notamment du Masters. Elle termine la saison à la 6ème place mondiale.
En 2003, Amélie joue une part importante dans la victoire de la France en Fed Cup.
Cette année là, elle s’impose également à Varsovie et Philadelphie, et atteint la finale de quatre tournois dont le Masters à Los Angeles.
2004 restera une saison inoubliable pour Mauresmo. Non seulement elle remporte cinq titres, mais surtout, en Septembre elle réalise son rêve en devenant la première Française de l’histoire à se hisser au premier rang mondial. Cette performance a lieu au lendemain de l’US Open où elle s’était inclinée devant Elena Dementieva, déjà son bourreau à Roland Garros. C’est le plus beau moment de sa carrière. Elle tiendra cette place au sommet pendant 5 semaines.
La saison 2005 ne connaît pas le faste de la précédente. Début tardif en compétition, manque de préparation, problèmes physiques… la française en remporte Anvers, Philadelphie et Rome, et atteint toutefois quelques finales de prestige à l’Open Gaz de France, New Heaven, Filderstadt.
Cependant, la fin de la saison permet de relancer Amélie. Une victoire épique en finale du Masters de Los Angeles face à Mary Pierce lui redonne confiance.
Le changement ne se fait pas attendre, en ouverture de la saison 2006, Amélie remporte la première levée du Grand Chelem à l’Open d’Australie.
Fin mars, elle remonte sur la première place mondiale.
Roland Garros 2006 ressemble aux Roland Garros précédents, Amélie déçoit. Pour mieux rebondir, quelques semaines plus tard en remportant Wimbledon.
Après 34 semaines consécutives au sommet de la hiérarchie, Jutine Hénin ravie le trône à Amélie lors des Masters de Los Angeles.
A partir de là, 2007 est le début de la descente et de la galère pour Amélie. Un seul titre en 2009, à l’Open Gaz de France.
En fin de saison, elle s'incline 6-4 6-0 au deuxième tour de l'U.S. Open face à Aleksandra Wozniak. C'est son dernier match de l'année, qui l'aura vu réaliser de jolies performances mais ne lui aura pas permis de retrouver une place parmi l'élite, en particulier dans les tournois du Grand Chelem, objectif qu'elle s'était fixée pour cette saison.